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La campagne de l’IER débute ce mardi 15 septembre.
Comme dans de nombreuses entités du groupe, les salarié·es de notre Caisse régionale sont invité·es à s’exprimer et à être « acteurs du changement ». C’est bien. Mais pour être acteur du changement, encore faut-il pouvoir dire réellement ce que l’on pense.
Anonyme… mais suffisamment pour parler librement ?L’IER est présenté comme anonyme. Mais le problème ne se limite pas à l’anonymat technique du questionnaire. La vraie question est beaucoup plus simple : Est-ce que chaque salarié·e se sent suffisamment libre pour répondre exactement ce qu’il ou elle pense ?
Dans une petite équipe, avec des questions qui permettent parfois de caractériser assez précisément une situation, le doute peut suffire à créer de l’autocensure. Et si tu commences à réfléchir à ce que ton manager pourrait penser de ta réponse avant de cliquer… la mesure du ressenti est déjà imparfaite.
Chaque année, les taux de participation, d’engagement ou de satisfaction occupent une place importante dans les restitutions et les communications. Alors oui, on ose poser la question : cherche-t-on uniquement à connaître le ressenti des salarié·es ou attend-on de l’IER qu’il produise des indicateurs rassurants ?
Un questionnaire social n’a pourtant pas vocation à produire (que) du vert. Il doit permettre de savoir ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas et ce qui devrait changer. Même lorsque la réponse n’est pas celle qu’on espérait.
Cette année, quatre questions supplémentaires ont été travaillées avec les organisations syndicales pour donner davantage la parole aux salarié·es. C’est une avancée utile. Parce qu’un IER réellement intéressant devrait permettre de dire :
L’expression des salarié·es ne peut pas se résumer à mesurer leur niveau de satisfaction. Elle doit aussi permettre de faire émerger des idées, des désaccords et des alternatives.
Chez SUDCAM, nous pensons surtout qu’il faut assumer son ressenti.
Si quelque chose fonctionne, dis-le.
Si quelque chose ne fonctionne pas, dis-le aussi.
Et si tu as une proposition, fais-la remonter.
Parce qu’une réponse isolée peut facilement être relativisée. Mais quand les mêmes constats remontent collectivement, ils deviennent beaucoup plus difficiles à ignorer.
C’est aussi comme cela que les choses bougent : quand les ressentis individuels deviennent un constat collectif.
Pour SUDCAM, il faudrait finalement assez peu de choses :
Parce qu’un bon indicateur, ce n’est pas forcément celui qui est vert.
C’est celui qui reflète la réalité.
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