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Posté le 15/09/26

Champagne Bourgogne

IER : s’exprimer, oui. Encore faut-il pouvoir le faire vraiment.

La campagne de l’IER débute ce mardi 15 septembre.

Comme dans de nombreuses entités du groupe, les salarié·es de notre Caisse régionale sont invité·es à s’exprimer et à être « acteurs du changement ». C’est bien. Mais pour être acteur du changement, encore faut-il pouvoir dire réellement ce que l’on pense.

Anonyme… mais suffisamment pour parler librement ?

L’IER est présenté comme anonyme. Mais le problème ne se limite pas à l’anonymat technique du questionnaire. La vraie question est beaucoup plus simple : Est-ce que chaque salarié·e se sent suffisamment libre pour répondre exactement ce qu’il ou elle pense ?

Dans une petite équipe, avec des questions qui permettent parfois de caractériser assez précisément une situation, le doute peut suffire à créer de l’autocensure. Et si tu commences à réfléchir à ce que ton manager pourrait penser de ta réponse avant de cliquer… la mesure du ressenti est déjà imparfaite.

Mesurer la réalité ou produire un bel indicateur ?

Chaque année, les taux de participation, d’engagement ou de satisfaction occupent une place importante dans les restitutions et les communications. Alors oui, on ose poser la question : cherche-t-on uniquement à connaître le ressenti des salarié·es ou attend-on de l’IER qu’il produise des indicateurs rassurants ?

Un questionnaire social n’a pourtant pas vocation à produire (que) du vert. Il doit permettre de savoir ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas et ce qui devrait changer. Même lorsque la réponse n’est pas celle qu’on espérait.

Quatre questions supplémentaires : une avancée utile

Cette année, quatre questions supplémentaires ont été travaillées avec les organisations syndicales pour donner davantage la parole aux salarié·es. C’est une avancée utile. Parce qu’un IER réellement intéressant devrait permettre de dire :

  • ce qu’on approuve et qu’il faut conserver ;
  • ce qu’on conteste ou qui pose problème ;
  • ce qu’on aimerait améliorer ;
  • ce qu’on propose pour avancer.

L’expression des salarié·es ne peut pas se résumer à mesurer leur niveau de satisfaction. Elle doit aussi permettre de faire émerger des idées, des désaccords et des alternatives.

Alors, répondre ou ne pas répondre ?

Chez SUDCAM, nous pensons surtout qu’il faut assumer son ressenti.

Si quelque chose fonctionne, dis-le.

Si quelque chose ne fonctionne pas, dis-le aussi.

Et si tu as une proposition, fais-la remonter.

Parce qu’une réponse isolée peut facilement être relativisée. Mais quand les mêmes constats remontent collectivement, ils deviennent beaucoup plus difficiles à ignorer.

C’est aussi comme cela que les choses bougent : quand les ressentis individuels deviennent un constat collectif.

Faire de l’IER un véritable outil de dialogue

Pour SUDCAM, il faudrait finalement assez peu de choses :

  • un anonymat qui ne laisse aucun doute ;
  • des questions qui permettent une véritable expression ;
  • une restitution transparente, y compris lorsque les résultats dérangent ;
  • et surtout des actions concrètes derrière.

Parce qu’un bon indicateur, ce n’est pas forcément celui qui est vert.

C’est celui qui reflète la réalité.


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