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Texte lu par votre représentant SUDCAM lors de la prise de parole devant les collègues mobilisé·es sur le siège de Dijon.
Aujourd’hui, jeudi 22 janvier, si nous sommes réuni·es, ce n’est pas un hasard.
On est là parce qu’il y a un vrai problème et la situation devient intenable. Parce qu’il faut, à un moment donné, dire stop.
Ce débrayage, ce n’est pas juste une liste de revendications. C’est un signal d’alerte fort. Le signe que quelque chose est en train de casser, et que si rien ne change, la situation va continuer à se dégrader.
Ce message d’alerte, c’est une missive très claire, qui est envoyée à notre direction. Elle sera également envoyée ce même jour, par nombre de nos collègues, dans de très nombreuses caisses régionales ou entités du groupe à l’ensemble des dirigeant·es. C’est une situation historique dans le groupe. C’est rare. Et si c’est rare… c’est parce que que c’est grave.
Entre revendications qui se traitent au niveau du national et revendications qui se traitent au niveau local, il y a un marqueur fort commun : aujourd’hui, le mépris doit s’arrêter. L’humain n’est pas une valeur d’ajustement.
Au national, au niveau des Négociations Annuelles Obligatoire, déjà deux années consécutive que nos dirigeant·es donnent mandat à la Fédération Nationale du Crédit Agricole (FNCA) pour mettre en place un simulacre de négociations et finir sur une décision unilatérale. C’est honteux et par cette posture, la fédération méprise de notre travail quotidien.
Cette année, chez SUDCAM (et nous n’avons pas été les seuls mais je laisserai mes collègues parler au nom de leur syndicat), nous avons voulu prendre une décision importante. Celle de dire STOP. Celle de dire que le point de rupture avait été dépassé. 0,44 % c’est une augmentation dérisoire, très loin de l’inflation, très loin des pratiques du secteurs bancaire, et surtout, très loin de l’investissement réel des salarié·es.
Nos représentants nationaux ont fait le choix de bousculer les codes établis. Pas pour bloquer, mais pour faire bouger. Les salarié·es méritent un dialogue social de qualité, particulièrement pendant les négociations salaires. Années après années, les résultats sont là. Ils sont le fruit de notre travail, et nous méritons une réelle reconnaissance.
Le manque de reconnaissance salariale, est certainement l’élément le plus concret. Celui qui aujourd’hui, nous fait mobiliser.
A celà, l’intersyndicale nationale souhaite aussi alerter sur le programme dit « Efficacité ». Un programme mené sans transparence, avec à la clé, des centaines de suppression de postes qui engendreront surcharge de travail et réels risques psychosociaux.
Dans notre caisse régionale, déjà deux programmes de réorganisations sont lancés. CA Business Digital, avec la perte de notre start-up Solead. Un produit fabriqué par nos collègues, aujourd’hui déployé dans le groupe et qui fait la fierté de nos dirigeants. CABD c’est un projet où 3 caisses régionales concernées. C’est environ 40 collègues, qui du jour au lendemain, ont appris que leur poste allait disparaître. Cela fait des mois que nos collègues sont trainé·es dans l’incertitude. Et soyons clair. Le problème ici n’est pas le changement. Mais l’absence de dialogue social. Alors que l’on parle de l’avenir de salarié·es, de changement de vie majeurs, aucun dialogue social n’a été mis en place au-delà de deux consultations dans les CSE des caisses régionales concernées. On ne peut pas appeler ça un dialogue de qualité.
Maintenant, c’est au tour de l’ADE de subir la prochaine réorganisation. Et demain ? A qui le tour ? La fédération nous a prévenu, des projets de réorganisation, il y a plein dans les cartons.
SUDCAM refuse que la recherche de la rentabilité se fasse au détriment de l’emploi, de la santé des salarié·es et du service rendu aux clients et demande une réelle transparence quand aux projets en cours et à venir.
Pour finir avant de laisser la parole à mes collègues, nous tenons à rappeler que ce mouvement de débrayage n’est pas irresponsable.
Ce qui est irresponsable, c’est de pressuriser les équipes jusqu’à l’épuisement.
Ce qui est irresponsable, c’est de sacrifier la santé et le sens du travail sur l’autel du court terme.
Aujourd’hui, on envoie un message clair :
– sans nous, rien ne fonctionne.
– sans respect, il ne peut y avoir d’engagement fort.
– et tant qu’il n’y aura pas de réelle reconnaissance, nous serons là pour se faire entendre.
Aujourd’hui nous sommes unis et demain SUDCAM sera toujours là pour défendre nos salaires, nos métiers, notre dignité, notre attachement à notre territoire et notre professionnalisme auprès de nos clients.
✊
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