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Chez SUDCAM Champagne-Bourgogne, on n’a jamais fétichisé le conflit pour le conflit. Notre boussole, c’est toujours la même : obtenir des avancées concrètes pour les salarié·es. Et pour ça, le dialogue social est un outil essentiel.
Mais un dialogue, ça se fait à deux. Et quand l’un des deux décide de fermer la porte, de ne plus écouter, ou de transformer la négociation en simple chambre d’enregistrement… alors rester assis autour de la table devient une caution, pas une stratégie.
C’est exactement ce qui s’est passé lors des négociations de branche.
Depuis des semaines, l’intersyndicale portait une demande claire, argumentée et largement partagée par les salarié·es : la réouverture des négociations salariales 2026.
Face à cette demande légitime : refus net et répété de la FNCA. À la place : une décision unilatérale, présentée comme définitive. Et une communication déconnectée de la réalité vécue sur le terrain.
Quand on t’explique que « tout a déjà été fait », alors que :
Ce n’est plus une négociation, c’est un monologue.
Rester à la table des négociations, dans ces conditions, signifie :
Chez SUDCAM, on refuse de jouer ce rôle-là.
Le dialogue social n’est pas un décor, c’est un rapport de force constructif. Et quand ce rapport de force est nié, il faut savoir changer de levier.
Avant toute chose, une précision essentielle. SUDCAM Champagne-Bourgogne, comme l’ensemble des sections SUDCAM, a été consultée en amont avant que nos négociateurs nationaux ne prennent la décision de quitter la table et d’appeler au débrayage. Ce choix n’est donc ni solitaire, ni vertical, ni improvisé. C’est ça aussi SUDCAM :
Chez nous, ce ne sont pas les instances nationales qui dictent la ligne aux militant·es. Ce sont les militant·es qui donnent mandat aux négociateurs. Pas l’inverse.
Cette méthode n’est pas un détail. Elle garantit que les choix faits au niveau national sont ancrés dans la réalité du terrain, celle vécue chaque jour dans les Caisses régionales.
Le débrayage n’est ni un coup de colère, ni un renoncement au dialogue. C’est un signal fort, envoyé collectivement, pour rappeler une évidence : sans les salarié·es, rien ne fonctionne.
Ce mode d’action doit permettre :
Notre ligne est claire et constante :
Nous ne sommes pas opposés aux transformations. Nous refusons qu’elles se fassent sur le dos des salarié·es.
Le débrayage n’est pas une fin en soi. C’est un rappel à l’ordre social.
SUDCAM restera force de proposition, exigeante et constructive. Mais une chose est sûre : nous ne participerons jamais à un dialogue social vidé de son sens.
Quand il faut discuter, on discute. Quand il faut se mobiliser, on se mobilise.
C’est ça, un syndicalisme utile, lucide et engagé.
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